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Du 24 au 26 avril 2019, s’est tenu à Yaoundé en République du Cameroun, l’atelier sous-régional de renforcement des capacités techniques des acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa sur les armes légères et de petit calibre. Cet atelier fait partie intégrante du projet « Soutien aux Etats africains dans le cadre de la vision "Faire taire les armes en Afrique d’ici à 2020" de l’Union africaine : Renforcement des capacités des Etats d’Afrique centrale », conjointement mis en oeuvre par le Bureau des affaires de désarmement (UNODA), le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Ont participé à cet atelier, les représentants des Etats Parties et Signataires de la Convention de Kinshasa, les experts internationaux dans le domaine des ALPC et les représentants des organisations spécialisées.

Après avoir salué les mesures administratives, règlementaires, institutionnelles et opérationnelles déjà prises par les Etats Membres et le Secrétariat général de la CEEAC, les participants ont relevé des difficultés dans la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa sur les armes légères et de petit calibre et formulé les recommandations suivantes :


A l’endroit du Secrétariat général de la CEEAC :

  1. Mettre sur pied un Secrétariat provisoire de la Convention de Kinshasa, en attendant sa pleine opérationnalisation, conformément à la décision prise par la première Conférence des Etats Parties à la Convention, tenue du 11 au 13 juin 2018 à Yaoundé en République du Cameroun ;
  2. Créer un modèle de rapport national sur la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa;
  3. Finaliser et mettre à la disposition des Etats Membres le premier projet de plan d'action sous-régional sur la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa ;
  4. Sensibiliser et encourager les Etats signataires de la Convention de Kinshasa qui ne l’ont pas encore fait, à la ratifier dans les meilleurs délais ;

A l’endroit des Etats Signataires et/ou Parties à la Convention de Kinshasa :

  1. Détacher du personnel pour le Secrétariat de la convention de Kinshasa ;
  2. Soumettre au Secrétariat des Nations Unies les rapports nationaux 2018 sur la mise en oeuvre du Programme d'action des Nations Unies avant décembre 2019 ;
  3. Soumettre les rapports biannuels sur l’Etat des lieux de la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa à l’Assemblée générale de l’Union Africaine, dans le cadre du rapport biannuel du Conseil de paix et de sécurité sur le progrès de la mise en oeuvre de la Feuille de route sur la vision « Faire taire les armes en Afrique d’ici à 2020 » ;
  4. Créer des synergies avec les instruments internationaux et régionaux pertinents afin de réduire les doubles emplois et d'alléger le fardeau des rapports ;
  5. Créer des synergies entre les acteurs participant à la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa afin d’éviter les doubles emplois et développer des projets communs ;
  6. Etablir des indicateurs d'impact permettant de mesurer les effets néfastes des armes légères et de petit calibre (c'est-à-dire le nombre de blessures et de décès dus aux ALPC) ;
  7. Associer des services de statistiques ainsi que la société civile aux commissions nationales des ALPC, afin de faciliter la collecte de données sur les indicateurs pertinents des Objectifs de développement durable, y compris les cibles 16.1 et 16.4, relatives à la réduction des taux de violences et aux flux financiers illicites ainsi qu’aux trafics d’armes ;
  8. Etablir des indicateurs de transparence pour contrôler la disponibilité des données sur les armes provenant des entités différentes ;
  9. Mettre régulièrement à jour les registres concernant la proportion d'armes marquées et enregistrées ;
  10. Tenir régulièrement à jour les registres concernant le nombre d'armes saisies des mains des civils ;
  11. Etablir des mécanismes de partage des informations entre différents acteurs, tels que la Commission nationale des ALPC, les bureaux de statistiques, les établissements de santé et les organisations de la société civile ;
  12. Exploiter les avantages comparatifs tirés des activités de la société civile en matière de sensibilisation contre la violence armée ;
  13. Renforcer les dispositions dans la gestion des stocks afin de réduire le détournement d'armes ;
  14. Rendre effectif le Mois de l’amnistie pour l’Afrique, comme le recommande la Feuille de route de l’Union africaine sur les mesures pratiques à prendre pour faire taire les armes à feu en Afrique ;
  15. Faciliter la mission sur le terrain des experts nationaux, prévue dans chacun des Etats Membres de la CEEAC, entre mai et juin 2019, dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre de la Convention de Kinshasa ;
  16. Veiller à la représentation d'experts de sexe féminin au sein des commissions nationales sur les ALPC, conformément à la Résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies ;
  17. Renforcer les considérations de la parité hommes-femmes pour accroitre les résultats de la mise en oeuvre et contribuer davantage à la réalisation des Objectifs de développement durable, en particulier de l'objectif 5 relatif à l’égalité entre les sexes.

Fait à Yaoundé, le 26 avril 2019

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